Programme national sur les contaminants de l’environnement chez les Premières nations
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Chaque année, à la fin de juin, le coordonnateur du PNCEPN lance un appel de propositions au nom du Comité directeur, en faisant parvenir un dépliant et le Guide du demandeur à toutes les communautés des Premières nations, au sud du 60e parallèle, au Canada. La diffusion de ces documents se fait par envoi postal et cible principalement les chefs ainsi que les directeurs et représentants en santé communautaire. Elle est complétée de communications par télécopieur et par courriel. Cette façon de procéder vise à maximiser la sensibilisation au Programme. Les communautés devraient ainsi avoir au moins trois mois pour préparer et soumettre leurs propositions.
Pour être admissible, toute proposition doit se rapporter à au moins un des domaines de recherche prioritaires indiqués par le Comité directeur du PNCEPN et supposer le partenariat de deux communautés des Premières nations ou plus. Elle doit également satisfaire aux critères obligatoires énoncés dans le Guide du demandeur.
Les propositions répondant aux exigences précisées sont évaluées et cotées par le Comité de sélection du PNCEPN, qui est constitué de représentants des Premières nations de chacune des sept grandes régions de Santé Canada au sud du 60e parallèle. Le Comité de sélection se réunit chaque année pour discuter des propositions admissibles reçues et décider de leur classement. Il formule ensuite des recommandations en se fondant sur : l’éthique que dénotent les propositions de recherche; les résultats et l’utilité escomptés de chacune; les fonds annuels affectés au Programme; la pertinence des propositions à l’échelle nationale; leur concordance avec les domaines de recherche prioritaires et/ou les thèmes de recherche établis; et les critères pondérés décrits dans le Guide du demandeur. S’il y a lieu, les membres du Comité de sélection se voient remettre une évaluation effectuée par des pairs scientifiques pour les aider dans l’évaluation de la proposition à l’égard des critères pondérés.
Le classement et les recommandations issus de l’évaluation du Comité de sélection sont communiqués à Santé Canada, qui, après vérification, décide du financement à accorder. Toutes les équipes ayant soumis une proposition sont alors informées des résultats de l’évaluation de celle-ci. Le Ministère suit les recommandations du Comité de sélection sous réserve de la vérification de la cote d’ensemble de chacune des propositions, des contraintes financières pouvant exister et des facteurs qui se manifestent après la soumission de la proposition et peuvent influer sur la capacité de l’équipe de mener le projet à bien (p. ex. non-disponibilité du chercheur principal, modification du soutien accordé au projet par le chef ou le conseil).
Les projets sélectionnés sont financés directement par Santé Canada, au début de l’année financière. La valeur moyenne des projets est d’environ 150 000 $, et le financement se fait dans chaque cas par accord de contribution. Tout projet comportant de la recherche sur des humains doit recevoir l’approbation du Comité d'éthique de la recherche (CER) de Santé Canada. Le cas échéant, le Ministère informe les responsables du projet de la nécessité d’obtenir une telle approbation et leur fournit les formulaires requis pour demander celle-ci.
Back row: Shane Keepness, Tim Culligan, Elder Ken Goodwill, Jacob Pratt and Herman Michell.
Front Row: Kim McKay-McNabb, Melissa Hotain, Heather Dorries, Derina Peters, Geneviève Monnin, Elder Betty McKenna and Terrina Bellegarde.
Le Comité de sélection du PNCEPN se réunit tous les ans, en personne, pour dresser la liste des propositions admissibles (c.-à-d. répondant à tous les critères obligatoires), après quoi il évalue et compare ces propositions pour en établir le classement.
L’évaluation se fait en fonction de la matrice de sélection indiquée dans le Guide du demandeur. Le Comité présente ensuite à Santé Canada des recommandations tenant compte des fonds disponibles pour le financement de projets dans le cadre du PNCEPN cette année-là et du classement établi. Le Ministère décide alors du financement à accorder d’après les recommandations du Comité et les politiques financières du gouvernement fédéral. Seules les propositions obtenant une cote suffisante à l’évaluation effectuée par le Comité de sélection font l’objet d’une recommandation de financement.
Le Comité de sélection se compose de sept membres régionaux ayant droit de vote et de plusieurs membres sans droit de vote, à savoir son président, le coordonnateur du Programme, deux Aînés, deux représentants des jeunes et un représentant de Santé Canada. Les membres sans droit de vote participent aux discussions et au débat sur le classement des propositions. Par ailleurs, il appartient à tous les membres de s’assurer de la pertinence des propositions sélectionnées et de veiller à ce que chacune soit de nature à accroître les capacités de recherche au sein des communautés participantes.
Aucun représentant régional au Comité de sélection ne peut siéger simultanément au Comité directeur. Les représentants régionaux au Comité de sélection sont nommés pour un mandat (renouvelable) de trois ans et proviennent des régions suivantes:
Évaluer les propositions admissibles à un financement dans le cadre du PNCEPN à l’aide de la matrice de sélection figurant dans le Guide du demandeur et, d’après les résultats de cette évaluation, faire des recommandations quant à leur financement en tenant compte des fonds disponibles pour l’année.
Les objectifs du Comité de sélection du PNCEPN sont les suivants:
(Depuis 2008)
Terrina Bellegarde travaille à la Fédération des nations indiennes de la Saskatchewan (FSIN) depuis 2001. Elle a fait ses études à l’Université des Premières nations du Canada et détient un baccalauréat ès sciences appliquées en sciences et hygiène du milieu.
Mme Bellegarde a plaidé en faveur de l’intégration du savoir autochtone dans le programme d’études de sciences en Saskatchewan et a participé à l’élaboration du volet saskatchewanais du Programme pancanadien des études en sciences, de la 6e à la 9e année. Directrice du Programme de sciences de la FSIN pendant cinq ans, elle a collaboré à des programmes estivaux et itinérants destinés aux jeunes des Premières nations, afin de promouvoir l’étude des mathématiques et des sciences de la maternelle à la 12e année. Il lui tient toujours à cœur de travailler avec les jeunes des Premières nations. Dans ses temps libres, elle fait du bénévolat dans des centres de la famille et des communautés des Premières nations, offrant aux enfants et aux jeunes des activités pratiques axées sur les sciences et les mathématiques.
Aujourd’hui, Mme Bellegarde agit comme spécialiste en hygiène du milieu au sein du Secrétariat de la santé et du développement social de la FSIN. Elle est consciente des très nombreuses préoccupations des communautés des Premières nations concernant les effets de l’environnement sur la santé publique et s’efforce de faire en sorte qu’on réponde à leurs besoins.
Derina Peters descend, par son père, de la Nation squamish et, par sa mère, de la Nation lillooette en Colombie-Britannique. Elle s’intéresse vivement à la santé et au bien-être des enfants, des familles et des communautés des Premières nations et se dévoue pour faire progresser les dossiers touchant les Premières nations au Canada. À titre d’analyste subalterne des politiques au sein du Conseil de santé des Premières nations (FNHC) de la Colombie-Britannique, elle analyse des renseignements sur la santé des Premières nations et les questions et politiques relatives à la santé qui les touchent, afin de seconder le Conseil dans ses efforts. Elle assure également des services d’analyse et de gestion de l’information dans le contexte de l’Accord [bilatéral] de transformation pour le changement : Plan pour la santé des Premières nations et du Plan tripartite pour la santé des Premières nations.
La nomination de Mme Peters au Comité de sélection du Programme national sur les contaminants de l’environnement chez les Premières nations s’inscrit dans le prolongement de sa fonction d’analyste des politiques, qui englobe le domaine de l’hygiène du milieu.
Analyste des politiques environnementales, Assemblée des chefs du Manitoba
(Depuis 2003)
En raison de son travail dans le domaine de l’environnement et, plus particulièrement, de son rôle dans le cadre des négociations relatives à l’autonomie gouvernementale de sa nation, Melissa Hotain a une vaste expérience des rouages de l’administration publique locale, provinciale et fédérale.
À la fin de son stage en environnement auprès de la Nation Tsuu T’ina, en Alberta, elle a travaillé à Pétrole et gaz des Indiens du Canada, avant de retourner chez elle pour servir sa communauté à divers titres, notamment dans le cadre des négociations en vue de l’autonomie gouvernementale et comme conseillère élue de sa nation.
Mme Hotain est depuis quatre ans analyste des politiques environnementales auprès de l’Assemblée des chefs du Manitoba (AMC). Elle siège à divers comités régionaux, nationaux et internationaux traitant de questions relatives à la terre, à l’eau et à l’environnement. Elle est responsable de la recherche, de la planification et de l’analyse des politiques ainsi que de l’élaboration de politiques stratégiques sur des questions de toutes sortes se rapportant à l’environnement.
Elle s’estime privilégiée de travailler pour les Premières nations et d’unir ses efforts aux leurs en vue de protéger la Terre, mère nourricière. Son but, en ce qui concerne les Premières nations, est de revaloriser leurs origines et leur savoir traditionnel et de faire appel à ce savoir dans l’élaboration de plans pour un environnement durable pour l’avenir. Elle encourage une planification et une prise de décisions fondées sur le concept dakota des sept générations, dont elle se sert elle-même et qui illustre une philosophie voulant que toute action envisagée ou décision à prendre soit évaluée en fonction de la santé et du bien-être des générations futures.
(2007 to present)
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Tim Culligan est un ancien ingénieur de district d’Affaires indiennes et du Nord canadien (AINC) au Nouveau-Brunswick, qui collabore avec les communautés des Premières nations depuis plus de vingt-et-un ans.
Aujourd’hui ingénieur auprès du Conseil des Micmacs du district de la Rive nord (NSMDC), il aide les bandes des Premières nations dans leurs activités d’aménagement des collectivités et de développement de l’infrastructure. Il réside à Belledune, au Nouveau-Brunswick, avec son épouse, une infirmière travaillant aux soins intensifs, et ses deux fils, également ingénieurs.
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2008-09
Back Row- Elder Ken Goodwill, Melissa Hotain, Zoltan Fabian and Tim Culligan Front Row - Audra Jo Isaac, Heather Dorries, Tania Moore, Elder Betty McKenna, Kim McKay-McNabb, Martin Paul, Carrie Bourassa and Chantelle Cardinal
2007-08
2006-07
Back Row – Constantine Tikhonov, Zoltan Fabian Front Row – Kim McKay-McNabb, Michelle DeGroot, Carrie Bourassa, Wendy Mortimer, Tim Culligan and Martin Paul
2009-2010
Melissa Hotain, Heather Dorries, Derina Peters
Terrina Bellegarde & Tim Culligan
2010 - 2011
Melissa Hotain, Terrina Bellegarde,
Tim Culligan & Chantelle Cardinal